Nous nous sommes penchés, mon confrère et moi-même, du haut de nos 1m78 et 1m82 respectifs, sur cette notion du « besoin d'écrire ».
« Wouate Iz It ? » comme dirais ce bon vieux Shakespeare. Comment certains arrivent-ils à en avoir un réel besoin d'écrire ? Qu'est ce que c'est véritablement ce besoin ? Quelles raisons peuvent un jour pousser à écrire ? Nous sommes pour cela partis en quête de réponses et avons interrogés moult personnes et concepts.
Ainsi, selon la logique Freudienne, ce besoin serait une volonté de faire ressortir un désir de notre inconscient jusqu'alors caché, en exprimant un refoulement primaire irraisonnable du complexe d'¼dipe.
Les Marxistes n'ont pu s'empêcher de répondre à nos questions en nous disant que « De toute façon seule la classe ouvrière ne peut écrire aujourd'hui, Camarades, la classe ouvrière qui souffre chaque jour » et pour cela se résout à tagguer des banderoles, et se balade dans la rue en criant dans des mégaphones au cas où on ne les aurait pas assez entendu.
Poursuivant notre enquête, celle-ci nous a mené à circuler en France et atteindre les profondeurs des campagnes, fortement concernées par ce thème. Ainsi, d'après le paysan Normand « p'têt ben que ça s'rait dû à une maladie, p'têt ben que non. Mais pour l'moment y'a pas l'temps à ça, pa'que faut aller au clos traitre les cows et haler l'foin sur la remorque. »
Nous avons pu également faire progresser notre enquête en interrogeant les Grands des Siècles Passés. Selon la théorie de Newtown et l'adaptation de celle-ci par d'éminents professeurs, tout est une question d'attraction de la plume vers le papier, comme la pomme sur la tête et que, les mauvais écrits sont comme les pommes gâtées : quand c'est pourri, c'est à jeter !
Beethoven quant à lui, s'est exprimé avec ces mots : « ................... » (Difficile de faire parler un mort.) Des propos plein de pertinence qui ont lancé une polémique forte sur le sujet.
Le Vatican se sentant touché de plein fouet, nous a aussitôt dit que : « Bonum vinum lætificat cor hominis, deo juvante, fluctuat nec mergitur, Pater et Filii et Sanctus Spiritu Amen »
Réaction immédiate d'Alain Juppé : « Alors même que le pape prononçait ces paroles, il pleuvait à verse sur Bordeaux ! ». Nous n'avons toujours pas compris son argument à ce jour. Des experts tentent encore de trouver une traduction et adaptation possible à ces propos.
Le capitaine Haddock a surenchérit d'un « Mille millions de milles sabords » doublé d'un joyeux « Anachorète ! Zouave ! Bachibouzouk ! » Qui exprime bien tout le fond de sa pensée sur ce sujet.
Estimant que nous avions assez de renseignements suite à ces nombreuses investigations, voici le résultat de notre enquête.
Le besoin d'écrire est un refoulement primaire de la classe ouvrière atteinte d'une maladie liée au foin et aux pommes pourries, la rendant aphone (Silencium Aphonus selon l'Eglise), et qu'il faut soigner sous la pluie à Bordeaux (nous hésitons encore sur ce point) en comptant plusieurs millions d'anachorètes faisant les zouaves.
Bref, quand vous aurez compris quelque chose à cette théorie, vous m'expliquerez parce que je suis un peu largué.